Mobilier & Acoustique
Aménageur d’espaces    I    Créateur de bien-être au travail

Principes généraux de correction acoustique

Le bruit est pour 1 salarié sur 2 la première nuisance au travail

 

Qualité de vie au bureau : un enjeu fondamental

 Selon l'enquête 2013 menée par ACTINEO / CSA dédiée à la qualité de vie au bureau, auprès de 1 200 actifs du secteur tertiaire privé et public travaillant dans un bureau  : 

 

  • 2 salariés sur 3 travaillent dans des espaces partagés
  • Le bruit est pour 1 salarié sur 2 la première nuisance au travail
  • 9 salariés sur 10 estiment que l'aménagement des bureaux et des locaux de l'entreprise est un facteur important de leur efficacité et de leur motivation
  • Près de 3 salariés sur 5 travaillant en "open space" estiment que leur entreprise n'accorde pas assez d'importance à l'aménagement de leur espace de travail

 

KORUM OPEN SPACE DALLES ACOUSTIQUES REALISATIONS MATERIC

Correction acoustique et isolation acoustique

Par correction acoustique des locaux, on désigne tous les moyens à l'aide desquels on intervient sur la qualité du son à l'intérieur d'un local.


L'isolation acoustique porte sur les traitements visant à diminuer la transmission des sons au travers des planchers, des fenêtres, des murs.

Le traitement acoustique vise à limiter, voire réduire, la diffusion et l'amplification des sons en ajoutant des matériaux absorbants dans l'environnement.

 

Les espaces concernés en entreprise sont nombreux : dans un espace de travail partagé (open space, plateau de centre d'appels, bureaux partagés...) dans une cafétéria, un restaurant d'entreprise, dans un hall d'accueil, dans une salle de réunion...

 

D'autres espaces sont concernés comme les cantines scolaires, les cafés, bars, restaurants, les hôtels...

 

Principes de base du traitement acoustique des bureaux

Quelques principes à retenir dans une démarche de traitement acoustique de locaux tertiaires :

 

  • Le confort acoustique dépend de la géométrie du local.
  • Le confort acoustique dépend des matériaux employés sur les parois (sols, murs, plafonds) qui absorbent et réfléchissent plus ou moins le son.
  • Les matériaux acoustiques visent à « piéger » l'énergie sonore et à limiter la part d'énergie réfléchie, diffusée, diffractée.
  • A surface de traitement égale, mieux vaut multiplier les éléments (pour augmenter les effets de bord).
  • Le traitement commence au plus près de la source : sur le bureau, dans les zones de passage...
  • La répartition des surfaces absorbantes doit être homogène dans l'espace.
  • Il faut traiter au moins une surface parallèle sur deux.
  • Isoler au sein de l'open-space des espaces annexes (box de confidentialité, zones de réunion) permet de diminuer les nuisances perçues.

 

Les mots de l'acoustique des espaces de travail

 

Champ libre et champ réverbéré

A l'extérieur et en l'absence de tout obstacle, on ne perçoit que le son directement produit par la source sonore : c'est le champ libre. Dans ces conditions (très théoriques), la diminution du son dépend de la distance entre la source et le récepteur : il décroit de 6 dB chaque fois que la distance double.

A l'intérieur, le son rencontre des obstacles (murs, sols, mobiliers, cloisons ...). Chaque obstacle, selon sa forme et le matériau qui le compose, renvoie toute ou partie du son : le son peut ainsi subir un phénomène de réflexion, de diffraction, de diffusion ou d'absorption.

C'est ce dernier phénomène (absorption) que le traitement acoustique cherche à obtenir et amplifier : diminuer les phénomènes de réverbération en ajoutant des matériaux absorbants dans l'environnement.

 Les acousticiens mesurent dans un espace la « décroissance du niveau sonore par doublement de distance » qui est noté DL et est mesuré en dB(A). Cette courbe est comparée à celle obtenue en champ libre et c'est cette différence qui qualifie l'impact de la réverbération.

Pour des raisons pratiques (taille des locaux), on utilise en fait un autre indicateur : le temps de réverbération (Tr).

 

Temps de réverbération

Le temps de réverbération Tr est le principal critère acoustique de qualité d'un lieu fermé.

Cette durée est le temps (en seconde) qu'il faut pour que le niveau sonore dans un local diminue de 60 dB lorsque cesse brutalement l'émission du son.

Le coefficient de réverbération est calculé selon la formule du physicien Wallace Clément Sabine (1868-1919), pionnier de l'acoustique architecturale : Tr = 0,16 (V/A) avec V : Volume du local en m3 et A : aire d'absorption équivalente en m².


En pratique :

 

  • Plus le local est grand, plus les parois sont lisses et parallèles 2 à 2, plus le temps de réverbération est long
  • Plus le Tr est petit, moins le lieu est réverbérant, meilleur est le confort
  • Trop de réverbération diminue l'intelligibilité de la parole
  • Trop peu de réverbération nuit à l'effet d'harmonie de la musique

 

Quelques repères dans les Temps de réverbération (Tr) « standard » :


Un studio d'enregistrement : Tr = 0,25 à 0,9 s
Opéra Bastille, salle vide : Tr = 1,7 s / salle occupée : Tr = 1,5 s
Une pièce d'habitation meublée : Tr = 0,5 s
Une pièce d'habitation vide : Tr = 2 à 4 s
Un bureau ouvert (open space) : Tr = 0,6 s
Salle de cinéma : Tr = 0,8 à 1,2 s
Nef de cathédrale : Tr = 2 à 10 s

 

L'aire équivalente d'absorption A

Dans un espace coexistent des matériaux différents plus ou moins absorbants d'un point de vue acoustique. Pour évaluer, sans effectuer de mesures complexes, le pouvoir d'absorption d'un espace (ou aire d'absorption équivalente), on ajoute les pouvoirs d'absorption de chaque élément présent dans l'espace.

L'aire d'absorption d'un espace est la somme des aires d'absorption de chaque élément, qui se calcule en multipliant la surface de l'élément (en m²) par son coefficient d'absorption.

 

Le coefficient d'absorption acoustique dit Alpha Sabine

La capacité à absorber une onde sonore d'un matériau est mesurée par son coefficient d'absorption acoustique, le coefficient α (dit Alpha Sabine).

Il traduit la capacité d'un élément à absorber une onde sonore à sa surface, sa valeur pouvant varier de 0 à 1.

0 : matériau complètement réfléchissant, lisse et dur
1 : matériau totalement absorbant, souple et poreux

Le coefficient varie en fonction de la fréquence des sons (sons graves ou aigus) mais par facilité on retient une valeur moyenne.

 

Valeurs indicatives de coefficient d'absorption de quelques matériaux :

  • Béton lisse ou peint < 0,07
  • Brique brute < 0,05
  • Vitrage : de 0,35 (fréquences basses) à 0,04 (aiguës)
  • Marbre, carrelage < 0,03
  • Moquette murale (épaisseur 3 mm) : 0,05
  • Moquette épaisse (>15mm) : 0,25 à 0,5
  • 11 mm de bois rainuré : 0,55 à 0,85
  • 11 mm de bois perforé (diam 8 mm) = 0,55 à 0,95
  • Individu assis : 0,8
  • Laine de roche (50 mm) : 0,75 à 1
  • Ouate de polyester (40 mm) : 0,85 à 1
  • 50 mm de mousse (à pores ouverts) : 0,90 à 1

 

Dans un process de correction acoustique, il s'agira de positionner des matériaux acoustiques dont les qualités absorbantes sont probantes (> 0,5) au plus près des sources : sur et autour des postes de travail, autour des zones de réunion informelle, des zones de pose, des services communs (photocopieuses, fax...).

 

Il existe diverses solutions qui permettent d'intégrer des matériaux absorbants en utilisant des supports très variés et présents dans les espaces de travail tertiaire : écrans individuels pour équiper des bureaux ou des bench, baffles acoustiques à suspendre, dalles de plafonds et panneaux acoustiques muraux, panneaux acoustiques à positionner sur les armoires et les rangements, paravents et cloisons mobiles acoustiques... et des solutions pour isoler des zones plus bruyantes et créer des espaces qui évitent que des activités plus bruyantes ne perturbent l'open space : box de confidentialité, lounge...

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